La dépendance et la compassion

Il y a quelques semaines, je passais en voiture sur la rue East Hastings dans le centre-ville de Vancouver. J’ai eu du mal à croire ce que je voyais de mes yeux. Plus encore, j’avais même du mal à croire que j’étais toujours au Canada.

Consommation de drogue ouvertement, au beau milieu de la journée. Des êtres humains gisants intoxiqués parmi les seringues en plein jour. Détresse absolue. 

Chaque personne étendue sur cette rue est la fille ou le fils de quelqu’un. Ce sont des frères et des sœurs. Ce sont des personnes qui avaient des espoirs et des rêves. Notre société les a abandonnées, et la situation empire.

Au Canada, les décès et les hospitalisations liés aux opioïdes montent en flèche, échappant à tout contrôle, et les politiques de gauche accentuent le problème.

Les chiffres dépassent l’entendement. Lorsque l’utilisation du fentanyl a explosé en 2020, le nombre de personnes qui sont mortes d’une surdose d’opioïde a fait un bond de 71 % par rapport à l’année précédente. Seulement dans le premier trimestre de 2021, plus de 1700 Canadiens sont morts de surdoses.

Il est facile de se perdre dans les statistiques. Les faits demeurent : les vies de bien trop de personnes sont détruites.

Les libéraux et leurs politiques soi-disant progressistes laissent tomber les personnes qui luttent contre des dépendances. Ils les traitent comme des causes perdues.

Non seulement ils voudraient voir les drogues illégales devenir plus accessibles, mais ils deviennent aussi les fournisseurs de ces drogues pouvant causer des dépendances. 

Devenir partie prenante dans le cycle de la dépendance n’accomplit absolument rien.

Pire encore, cela envoie le message suivant à ceux qui luttent contre la dépendance : « Vous êtes une cause perdue et nous avons cessé de croire en vous. »

Nous ne pouvons pas renoncer aux personnes qui luttent contre les dépendances. La vraie compassion demande de leur fournir un traitement et non de devenir un revendeur de drogues. Il n’y a rien de « sécuritaire » au sujet de ces drogues illicites.

Très tôt dans ma carrière d’avocate, j’ai vu beaucoup de personnes revenir en cour à maintes reprises. J’avais l’habitude de retourner dans les prisons la fin de semaine avec des personnes qui fréquentent la même église que moi et nous parlions à beaucoup de personnes aux vies brisées qui avaient seulement besoin que quelqu’un croie en elles.

De toute évidence, notre système les avait abandonnés, et leur fournir de la drogue gratuitement n’aurait pas amélioré leur vie. 

C’est pourquoi, comme première ministre, je modifierais la Loi réglementant certaines drogues et autres substances pour mettre fin à cela.

Au Canada au cours des dernières années, on a pu assister à une campagne résolue pour la décriminalisation de toutes les drogues dures. Il est insensé de croire que cela n’amènera pas plus de drogues dans nos rues et ne donnera pas aux toxicomanes moins de raisons de rechercher un traitement.

Le gouvernement ne devrait pas soutenir l’utilisation de drogues dangereuses, qui engendrent une dépendance. En tant que première ministre, je vais réviser notre intervention et mettre l’accent sur le travail avec les provinces afin d’augmenter les investissements dans le traitement de la toxicomanie et les programmes de santé mentale afin d’aider les gens à reprendre leur vie en main.

Les libéraux ont remplacé les anciennes politiques de criminalisation des drogues et ont décidé de se mettre à payer les drogues des gens à la place. En fait, vous payez, avec l’argent de vos impôts, les drogues qui maintiennent des personnes dans un cycle de dépendance et détruisent leur vie.

En tant que conservateurs, nous croyons à l’importance de faire des investissements intelligents. Nous devons arrêter les mauvais investissements qui consistent à payer pour l’achat de drogues ou pour remplir nos prisons. Nous devrions plutôt faire l’investissement intelligent de créer une voie pour permettre aux personnes de demeurer hors des prisons et de sortir de la rue. 

Brisons le cycle de la dépendance avec de la compassion, avec une saine dose d’espoir et la conviction que chaque vie possède un potentiel illimité, peu importe les difficultés qu’elle a dû traverser. 

Nous pouvons contrôler la crise des opioïdes avec des mesures solides et empreintes de compassion.

Restez informé

Nom*
Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.