La vie est précieuse

« Nos lois sur l’aide médicale à mourir sont au bord du gouffre. »

Voilà les mots du Dr Sonu Gaind, président de l’équipe d’aide médicale à mourir de l’hôpital de Humber River lors d’une entrevue récente (en anglais seulement) avec le commentateur politique Anthony Furey.

Nous sommes nombreux à avoir sonné l’alarme en 2016 lorsque les libéraux de Trudeau ont revendiqué la légalisation de l’euthanasie pour l’ensemble du Canada. Nous avions prédit que la décision pourrait faire boule de neige.

Bien entendu, nous n’avons pas été pris au sérieux et on nous a dit que nos craintes relatives à l’instauration d’un système d’accès à la mort sur demande financé par le gouvernement ne se concrétiseraient jamais. On a dit à ceux d’entre nous qui avons exprimé des préoccupations que nous manquions de compassion. On nous a promis qu’il n’y aurait pas d’abus et que les personnes vulnérables seraient protégées.

Malheureusement, nous avions raison. En fait, le seul point sur lequel nous nous sommes trompés est que nous avons sous-estimé la vitesse à laquelle le gouvernement libéral dévalerait la pente pour se jeter du haut de la falaise.

À peine cinq ans plus tard, les libéraux ont forcé l’adoption du projet de loi radical C-7, lequel consistait à retirer les principales mesures de protection promises par les libéraux pour limiter l’accès à l’aide médicale à mourir – c’est-à-dire celles stipulant que la mort d’une personne devait être « raisonnablement prévisible ». De plus, d’ici deux ans, le projet de loi permettra à ceux qui souffrent uniquement de maladies mentales, comme de la dépression, de demander l’aide médicale à mourir.

Malgré les protestations de nombreux groupes politiques, notamment des groupes de défenses des droits des personnes handicapées, des intervenants en santé mentale, des groupes confessionnels et de personnes de tous les milieux de la société, les libéraux ont fait adopter le projet de loi envers et contre tous, sans étude complète, débat ou discussion.

Même le journal Toronto Star d’extrême gauche avait à l’époque publié un éditorial (en anglais seulement) qui dénonçait le projet de loi comme ayant des « lacunes » et étant « loin de ce que la plupart des gens considèrent comme une raison valide et humanitaire pour légaliser le suicide assisté » et que les risques d’abus étaient à la fois « évidents et effrayants ».

Nous en constatons déjà les conséquences tragiques.

Non seulement les taux d’euthanasie augmentent rapidement chaque année, mais les Canadiens et Canadiennes ont aussi été horrifiés d’apprendre que la mort par injection a été offerte à des personnes pauvres qui ne peuvent se permettre un logement adéquat (en anglais seulement), à celles qui ne veulent pas vivre seules et isolées (en anglais seulement), ou encore à celles qui sont désespérées, mais vivent une souffrance morale traitable (en anglais seulement). Les personnes les plus vulnérables demandent à mourir et notre gouvernement semble heureux de les aider à y arriver.

Il est inquiétant de voir notre pays se forger une réputation internationale pour son régime de « mort sur demande ».

J’ai eu le cœur brisé en lisant ces histoires de Canadiens et de Canadiennes souffrants qui seraient peut-être encore parmi nous aujourd’hui si leur gouvernement n’avait pas fait la promotion de l’aide à mourir comme option. Je me suis demandé pourquoi personne n’était intervenu pour leur dire que des traitements étaient disponibles et leur dire qu’il y avait de la lumière au-delà de la souffrance.

La loi canadienne sur l’aide médicale à mourir n’est pas fondée sur la compassion. C’est une trahison envers les personnes les plus vulnérables parmi nous que nous devrions plutôt protéger. Il est temps que nous ayons un premier ministre et un gouvernement qui offriront de l’aide et de l’espoir, et non un régime de mort sur demande qui menace les pauvres, les personnes atteintes de maladies mentales, les jeunes, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées.

La mort ne peut pas être la seule option. En tant que première ministre, je promets d’inverser la tendance. Je protégerai à nouveau la vie au Canada.

  • Je révoquerai et remplacerai le projet de loi C-7 afin de rétablir d’importantes mesures de protection pour les personnes vulnérables. Je recentrerai les efforts en vue de fournir des soins à ceux qui souffrent plutôt que de les pousser vers la mort.
  • J’élargirai l’offre de services de traitement des troubles mentaux et les ressources en prévention du suicide, comme les centres de crises, en collaborant avec les provinces et en tirant le meilleur parti des secteurs caritatifs et sans but lucratif.
  • Je mènerai une initiative nationale en vue d’élargir l’accès aux soins palliatifs, comme les maisons de fin de vie et les soins à domiciles. Il y aura également davantage de formations pour les fournisseurs de soins de santé et les personnes soignantes.
  • Je doublerai aussi le nombre de semaines des prestations d’assurance-emploi pour les personnes soignantes, notamment la prestation pour proches aidants et les prestations de compassion, afin d’aider les familles à donner à ceux qu’ils aiment les soins dont ils ont besoin.

Enfin, je protégerai la liberté de conscience des médecins par la loi. Les médecins ne devraient jamais être contraints ou incités à agir à l’encontre de leur conscience en participant à l’aide médicale à mourir. La députée Kelly Block a présenté un projet de loi d’initiative parlementaire visant à modifier le Code criminel afin qu’il devienne illégal d’obliger un médecin à participer à l’aide médicale à mourir ou de refuser d’employer un médecin en raison de son refus à y participer. Si les libéraux n’appuient pas ce projet de loi, je vais modifier le Code criminel lorsque je serai première ministre afin de protéger les droits de conscience des médecins.

Face aux pressions et aux problèmes auxquels beaucoup de personnes sont aux prises, les Canadiens et Canadiennes ont besoin de savoir qu’il y a de l’aide et de l’ESPOIR. Ils ont besoin de ce message plus que jamais auparavant.

Aidez-moi à transmettre ce message d’espoir et à protéger à nouveau la vie au Canada.

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