Non à l’identité numérique

Au cours des dernières semaines, lors de ma tournée du Canada, les questions qu’on m’a le plus posées concernaient le Forum économique mondial (FEM), les ambitions postnationales du premier ministre et la menace que représente l’identité numérique.

Malheureusement, des craintes et préoccupations bien réelles du peuple canadien continuent d’être écartées, car on les considère comme relevant de la théorie du complot. Mais que sommes-nous censés dire aux Canadiens et Canadiennes lorsque le dirigeant du FEM cite Justin Trudeau et notre gouvernement dans ses propos : « Nous [FEM] nous infiltrons au sein des Cabinets […]? Je sais que la moitié ou plus de son Cabinet est en fait composé de jeunes dirigeants mondiaux du Forum économique mondial ».

Quelle est la vérité?

À vrai dire, il n’y a pas de complot. Il n’est pas nécessaire qu’il y en ait un. Le FEM est un groupe de politiciens et de gens d’affaires puissants qui sont très ouverts et parlent publiquement de leurs plans. Ils souhaitent inaugurer une révolution industrielle verte et que l’on s’unisse derrière leurs points de vue particuliers sur la façon dont les sociétés du monde devraient fonctionner.

Le Canada est le premier pays, avec les Pays-Bas, à signer le projet pilote du FEM consistant à introduire l’utilisation d’une Identité numérique des voyageurs connus (INVC) (en anglais seulement). Les autres partenaires comprennent notamment Air Canada, l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal et l’aéroport Pearson de Toronto.

L’idée que les globe-trotters puissent accroître la confiance « internationale » parce qu’ils voyagent autour du monde et qu’ils s’enregistrent facilement dans différents hôtels peut sembler bonne à première vue, mais l’accumulation de points de confiance en lien avec votre activité correspond littéralement à une cote de crédit. Ceux qui voulaient nous faire croire qu’il ne s’agit pas du tout d’un système de crédit social doivent se plier en quatre pour feindre ne pas comprendre le système de cote de crédit.

Autoriser un tel identificateur serait comme permettre à une entité internationale d’établir des critères d’évaluation de l’« acceptabilité » ou de la « sureté » d’un voyageur. L’identificateur de voyage n’est peut-être que le début, car le FEM a suggéré l’application de cette méthode à la monnaie numérique, aux renseignements bancaires, à l’empreinte carbone, aux dossiers médicaux et aux permis de conduire, entre autres.

Il est aussi très inquiétant que le premier ministre qui inscrit notre pays à cette expérience d’identité numérique soit le même que celui qui croit qu’acheter un t-shirt dans le cadre d’une collecte de fonds pour une manifestation est une bonne raison de geler un compte bancaire.

Comme le journaliste Anthony Furey le dit si bien dans son article (en anglais seulement), bien que les identificateurs numériques puissent sembler pratiques et inoffensifs, les Canadiens et Canadiennes doivent réfléchir à deux fois avant de les accepter. Les options d’adhésion volontaire et les limites en matière de respect de la vie privée commenceront à s’effriter. Nous avons vu jusqu’où le premier ministre d’un pays libre et démocratique est prêt à aller pour contrôler ses citoyens et leurs biens. Il faut se rendre à l’évidence qu’il existe un risque réel d’abus de l’identité numérique.

Je vous promets de prendre au sérieux les personnes qui veulent mettre en œuvre le programme du FEM. Je protégerai le Canada de l’influence des entités internationales qui n’ont pas à cœur les intérêts des Canadiens et Canadiennes. En tant que chef du Parti conservateur, je m’opposerai à l’utilisation des identificateurs numériques tant à l’échelle nationale qu’internationale.

En tant que seule candidate détenant un doctorat en droit international, j’utiliserai mes années d’expérience pour m’adapter à l’évolution rapide du contexte international et pour affermir nos relations avec nos alliés tout en défendant la souveraineté et l’identité du Canada sur la scène mondiale.

Est-ce que je peux compter sur votre soutien pour lutter contre l’identité numérique?

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